
Creuser, charger, transporter, soulever... Toutes ces opérations nécessitent le recours à des engins de chantier et de levage. Du fait de leurs spécificités, ces équipements peuvent exposer les conducteurs, mais également les travailleurs évoluant dans leur environnement, à de nombreux risques. Le respect de certaines règles de sécurité est indispensable.
La conduite d'engins est strictement limitée aux travailleurs ayant été formés.
Cette formation s'applique à tous les conducteurs y compris les intérimaires, conducteurs occasionnels et travailleurs indépendants.
L’autorisation de conduite est délivrée par le chef d’entreprise au conducteur d’engins s’il respecte les trois conditions suivantes.
Il existe pour chaque type d'engins, plusieurs catégories, avec un CACES (Certificat d'aptitude à la conduite en sécurité) pour chacune d'elles. À noter que les CACES sont réalisés par des organismes testeurs certifiés.
Un salarié titulaire d'un ou plusieurs CACES peut être autorisé à conduire dans l'entreprise les engins pour lesquels il est reconnu apte, après délivrance d'une autorisation de conduite par le chef d'entreprise.
La conduite d'engins est strictement réservée aux conducteurs majeurs formés et en possession d'une autorisation de conduite. Cette dernière n'est pas définitive, et peut être retirée à tout moment par le chef d'entreprise. Elle n'est valable qu'au sein d'une seule et même entreprise et doit être renouvelée en cas de changement d'employeur.
Le chef d'entreprise doit :
Dans les chantiers du BTP et du paysage, le heurt entre un engin et un piéton peut avoir de graves conséquences. Chaque année, une vingtaine de salariés en sont victimes (source : OPPBTP).
Ces accidents surviennent souvent dans des situations de coactivité, lorsque des engins de chantier et des salariés à pied partagent le même espace de travail. Les manœuvres, les angles morts ou encore une organisation insuffisante des circulations peuvent alors augmenter le risque de collision.
La visibilité depuis la cabine d’un engin ou d’un camion peut être limitée. Les angles morts sont souvent plus importants que sur un véhicule classique, ce qui peut empêcher le conducteur de voir une personne située à proximité de l’engin, notamment lors des manœuvres.
Des situations à risque fréquentes
Le risque de collision peut apparaître dans différentes situations :
Quelles mesures de prévention ?
Plusieurs actions permettent de réduire ce risque :
Le port d’équipements de protection individuelle, notamment des vêtements de haute visibilité, contribue également à améliorer la visibilité des salariés à pied.
Retrouvez ici les outils de l'OPPBTP sur le risque heurt engins piétons