Fiches EPI par métier

Quelque soit votre métier, vous êtes concernés par le port d'EPI (Equipement de Protection Individuelle). Même si la protection collective doit être toujours privilégiée, le port d'EPI s'avère être souvent une barrière efficace contre certains risques.

Sommaire :
 
 
 
 
 
 

Avant l’achat :

Pour rappel, les protections individuelles sont utilisées en dernier recours ; lorsqu’il n’est pas possible de supprimer ou de réduire le risque et que les protections collectives sont insuffisantes (Article L4121-2 du code du travail). Par exemple, pour les travaux en hauteur, on privilégiera le travail au sol puis, l’utilisation des garde-corps collectifs et enfin le port de systèmes d’arrêt de chutes (harnais).

Chaque protection individuelle doit être appropriée aux risques à prévenir, adaptée au travailleur et compatible avec le travail à effectuer. Par conséquent, le choix des EPI doit se faire au regard de l'analyse du poste de travail.

Lors de l’achat :

Pour vous assurer de la qualité et de l’efficacité de votre EPI, vérifiez :

  • Le marquage CE : obligatoire pour être commercialisé sur le marché européen
  • L’application des normes mentionnées sur les fiches EPI de l’IRIS-ST ci-dessous : cela vous assure la qualité et la sécurité de l’EPI

Il est important d’impliquer vos salariés au choix des EPI afin de prendre en compte les contraintes de l'activité de travail et les éventuelles sources d'inconfort ou de gêne; et ainsi favoriser leur utilisation. Prenez également en compte, la compatibilité entre vos EPI (ex : casque de chantier avec casque anti-bruit) et veillez à ne pas engendrer un risque supplémentaire.

N’hésitez pas à solliciter votre service de santé au travail ou l’OPPBTP pour vous aider dans le choix de vos EPI.

 
 
 
 
L’employeur a l’obligation de fournir les EPI à ses salariés et intérimaires, à titre gratuit, et de veiller à leur utilisation (Article R4321-1 du code du travail).

Vous devez également :

  • Vous assurez de leur bon fonctionnement
  • Veiller à l’information:
    • l'employeur doit élaborer une consigne d'utilisation des EPI au poste de travail indiquant qu'avant chaque utilisation, le travailleur doit procéder à un contrôle visuel du bon état de ses EPI. Pour élaborer cette consigne, l'employeur utilise les informations figurant dans la notice d'instruction du fabricant.
  • Veiller à la formation de vos salariés au port des EPI : les risques contre lesquels ils les protègent, les conditions d’utilisation, les conditions de mise à disposition...
    • formation adéquate comportant en cas de besoin d'un entrainement au port de cet EPI (exemple pour les systèmes d'arrêts de chute)
  • Prévoir leurs conditions de stockage (ex : vestiaires, VUL) 
  • Assurer leur entretien et maintenance : lavage, renouvellement, vérification périodique. Par exemple, les appareils de protection respiratoires et équipements d’arrêt de chutes doivent être vérifiés tous les ans par une personne compétente.

La consigne d'utilisation et les instructions précisant les conditions d'utilisation des EPI doivent être consignées par écrit, par exemple sur la note de service ou le règlement intérieur que les salariés doivent signer lors de leur entrée dans l’entreprise.

 
Il est nécessaire de formaliser la remise des EPI et la transmission de la consigne d'utilisation aux salariés (feuilles d’émargements) et les vérifications périodiques (rapports de vérification). Vous pouvez archivez ces documents dans votre registre de sécurité pour garder une trace, utile en cas d'accident. 
 
 
 
 
Le code du travail indique qu’il appartient à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la protection de la santé de ses salariés (article L.4121-1). A ce titre, le chef d’entreprise doit identifier et évaluer les risques professionnels auxquels sont exposés ses salariés (via le Document Unique) : il a l’obligation de sécurité de résultats. Concrètement, cela signifie qu’en cas de manquement à cette obligation, sa responsabilité civile est engagée en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle de son salarié. S’il est déclaré coupable et qu’une faute inexcusable est retenue contre lui, le chef d’entreprise pourra être condamné à indemniser son salarié. Il pourra également, en fonction de la gravité de ses manquements, être passible de sanctions pénales pouvant aller jusqu’à des peines d’emprisonnement.
 
Par ailleurs, chaque travailleur doit prendre soin, de sa sécurité et de sa santé ainsi que celles de ses collègues (Article L4122-1 du code du travail). Cette obligation de sécurité constitue une obligation de moyens. C’est-à-dire que le salarié doit tout faire pour atteindre ce but, mais que s'il n'y arrive pas, sa responsabilité pourra difficilement être engagée. Si le tribunal venait à démontrer qu’un salarié ne respectait pas ses obligations (refus de porter un équipement de protection malgré des mises en garde répétées par exemple), le salarié s’exposerait à des sanctions disciplinaires (avertissement écrit, blâme, mise à pied et licenciement). Ces sanctions doivent toutefois, être expliquées au préalable dans la note de service ou le règlement intérieur.
 
De plus, on ne pourra pas venir reprocher à un salarié le non-respect des règles de sécurité de l'utilisation d'une machine s’il n’a pas été informé de ces règles ou encore formé à l’utilisation correcte de la machine. Il importe également de vérifier que le salarié a bien compris ce qu’on attendait de lui en matière de sécurité.

Consulter la FAQ:
 
 
 
Vous trouverez ci-dessous les EPI de votre métier.
 
ATTENTION : cette liste est donnée à titre indicatif, elle doit être adaptée à votre activité et à vos conditions réelles de travail.